La Normandie et les plages du débarquement..... |
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Pour votre séjour en Normandie : Le Mas Normand
stephane
: un vrai moment de bonheur
(18.02.2008, 13:22)
Martine
: ...tellement BEAU...nous partons bientot pour une semaine dans le Finistère et ces images sont une source d'inspiration !! - Merci de partager ces moments spéciaux
(18.11.2007, 18:19)
Alain
: Alain:super les photos des plages du débarquement
(16.11.2007, 18:14)
chantal
: merci pour vos superbes vues bretonnes et vos émouvantes vues normandes
(30.07.2007, 21:59)
Michèle
: Quel talent ! Continuez à nous émerveiller à m'enchanter par vos images et vos musiques . - Merci
(18.05.2007, 14:58)
jack
: superbes photos ! ! - pourriez vous me faire connaitre le titre de bruce springsteen ? merci d avance
(07.05.2007, 11:23)
Héléna
: elles sont magnifiques vos photos!!!!! - je vous remercie,elle nous font rever.
(13.03.2007, 10:13)
Sur l’esplanade, le revolver au canon noué du sculpteur suédois Carl Fredrik Reuterswärd se dresse comme un pied de nez en avant de la façade nue du Mémorial de Caen, tout juste brisée par la faille d’accès comme le Mur de l’Atlantique le fut par le débarquement allié sur les plages voisines. L’oeuvre se veut manifeste pour la non-violence et la paix. C’est pourtant par le bruit des claquements de portes et la fureur de mots assassins que l’institution a fait ces dernières semaines la une de l’actualité basse-normande. Après un départ discret du conservateur toujours non remplacé, la fin du printemps a été coup sur coup marquée par le licenciement du directeur scientifique Claude Quétel et la démission du directeur Jacques Belin qui était en poste depuis l’origine, en 1988. Il n’y a plus au gouvernail que Brigitte Le Brethon, présidente du conseil d’administration et directrice générale. Cette dernière fonction exécutive ne laisse pas de surprendre quand on sait que la dame est en outre députée UMP et maire de Caen, ville qui dispose de la majorité absolue au sein de la société d’économie mixte gérant le Mémorial par délégation de service public. Passons sur l’écume des propos peu amènes lus ou directement entendus des uns sur les autres. Une crise de cette nature dépasse le conflit des personnes.
Le demi-million de visiteurs annuels Moteur du tourisme local, voire régional, le Mémorial est aujourd’hui l’une des principales institutions muséographiques régionales. Il frise le demi-million de visiteurs annuels, près d’un tiers de scolaires venant très au-delà de la Normandie, un large deuxième tiers d’étrangers souvent en circuits organisés. Au-delà des salles d’exposition (8 000 m²) et des nombreuses activités pédagogiques qui y sont liées, l’institution gère plusieurs sites des plages du Débarquement, développe une intense activité éditoriale, recèle une médiathèque et un centre d’archives, accueille maints colloques scientifiques, tient un café philosophique hebdomadaire et un atelier de l’histoire mensuel… L’activité qui mobilise 125 salariés permanents est intense, le succès et la célébrité au rendez-vous. Et pourtant on ne peut que s’interroger. La première partie des lieux, fort beaux, est consacrée avec beaucoup de force à la Seconde Guerre mondiale, de ses origines dans l’issue du conflit de 14-18 aux capitulations allemande et japonaise de 1945. Le parcours et sa scénographie allient rigueur historique et sensibilité, textes sobres et images et objets abondants. Pourtant, avec la dernière partie, « guerre mondiale, guerre totale », la démarche s’étiole, relevant plus du collage de « flash » que d’une mise en perspective. De même la galerie des villes détruites laisse une sensation d’inachevé.
Au-delà, l’ambition et le cheminement se perdent quelque peu. La guerre froide : un décor de poulies et d’engrenages suggère une inéluctable mécanique faisant contresens avec l’idée même d’éducation à la paix ; sur le fond, on demeure dans une juxtaposition plate et très parcellaire qui n’apporte guère de lumière au sujet. Quant au final, les totems de la paix, le texte est aussi omniprésent qu’unilatéral : mettre en exergue « le message de paix » des grandes religions sans s’interroger sur le fait que les mêmes ont toujours servi d’étendards à la guerre relève de la gageure. Jacques Belin affirmait il n’y a pas si longtemps qu’« on peut vendre un produit culturel comme n’importe quel produit ».
En l’occurrence, vendu cher : 17,50 euros l’entrée en individuel. À l’Humanité il a fait valoir un bilan flatteur volontiers mis en rapport avec ceux de divers parcs à thème. Le Mémorial, une succession d’« attractions » ? À l’évidence la crise de direction de l’institution à avoir avec ces équivoques qui semblent inscrites dans l’acte de naissance, même si la décennie des commémorations a pu les estomper. Nul ne semble vouloir toucher à la proclamation de Jean-Marie Girault, ancien maire et père fondateur des lieux, selon laquelle « la conservation n’est pas le fondement du Mémorial ». Quel est donc le sens de son nom ? Comme si un lieu d’histoire et de mémoire relatif à la guerre, il n’en manque pas, aurait d’autre ambition que de donner à comprendre les faits pour mieux faire entendre la paix, la liberté, les droits de l’homme ? Brigitte Le Brethon concède qu’« il est nécessaire de clarifier la lecture » des extensions de 1992, parties d’ailleurs les moins fréquentées par le public hormis les groupes d’élèves du primaire. Seulement clarifier ? le projet d’un mécénat d’entreprises L’ambition peu consistante d’un prix Nobel de la Paix pour la ville ne traduit-t-elle pas une course au succès d’honorabilité du contenant qui masque mal la panne de projet sur le contenu ?. N’y aurait-il pas intérêt à ouvrir largement portes et fenêtres, à travers une réflexion transparente associant d’une part les autres collectivités territoriales intéressées, d’autre pas un large collège de scientifiques de différentes disciplines ? La maire affirme sienne cette dernière ambition mais rejette avec vivacité la première : « Ce lieu ne fera l’objet d’aucune manipulation, d’aucune récupération par personne. » Le propos ne cible pas son omniprésence mais la région à majorité de gauche présidée par le socialiste Philippe Duron. Pourtant Brigitte Le Brethon caresse bel et bien un rêve d’ouverture dont elle a fait part à l’Humanité. Son grand projet est celui d’« un mécénat d’entreprises », avec une place toute particulière pour « des entreprises américaines ». L’un des silences tonitruants du Mémorial sur les enjeux de la guerre et de la paix étant déjà le rôle et le poids des complexes industrialo-financiers, ce serait le bouquet. Marc Blachère
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